Historique

 

Suite à un reportage télévisé, en octobre 1979, sur la situation catastrophique des réfugiés cambodgiens dans le village de Sokh-Sann à la frontière thaïlandaise dans les montagnes des Cardamomes, une association, la M.A.P., a été créée à Monaco sous l’impulsion d’Anne Marie et Jean Pierre Le Du breton d’origine.

L’objet de l’association était l’envoi d’équipes médicales bénévoles pour soigner et former du personnel médical sur place.
Dans été 1980, les Le Du sont venus à Lesneven demander l’aide des Finistériens (Jean et Marie Claudine Lecointre, Hélène et Jean Louis Ollivier, Annick et Marcel Moallic) et « l’Association Finistérienne de Solidarité-Cambodge ». est née.
Puis, avec des comités dans d’autres régions françaises, elle est devenue en 1985 « Association Française de Solidarité-Cambodge, avec le même sigle : A.F.S.
Depuis le départ de l’action, l’A.F.S. aide plusieurs centaines de familles cambodgiennes sous forme de parrainage par des familles françaises.
L’objectif est d’aider les familles démunies à construire leur avenir en montant des projets collectifs et individuels , en phase avec les réalités du pays, tout en évitant l’assistanat.
Plus récemment, l’action s’est développée par des actions éducatives : constructions d’écoles, de maisons d’accueil pour collégiens, collégiennes, lycéens, lycéennes, étudiants et étudiantes, et en 2008 la création d’une classe de remise à niveau pour les élèves de fin de primaire.
L’association s’appuie sur une petite équipe de Cambodgiens bien structurée qui travaille en contact avec les populations concernées ainsi que sur un solide réseau de bénévoles français.

 

 

 

 

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Jean et Marie-Claudine Lecointre sont les co-fondateurs de L'AFS, avec Hélène et Jean Louis Ollivier. Au retour des réfugiés au Cambodge, ce sont eux qui sont allés à Battambang pour y installer les bureaux de l'AFS et recruter les personnes nécessaires à son fonctionnement. Ils sont décédés respectivement en 2006 et 2007, laissant un grand vide dans l’association.

 

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Deux vues du camp de Sokh Sann

De 1980 à 1992, interventions dans les camps en Thaïlande
 
Les 10 000 réfugiés de Sokh Sann sont parqués sur un territoire restreint sans aucune liberté de mouvement et soumis aux attaques répétées des occupants vietnamiens. À chaque bombardement, ils sont déplacés et à nouveau complètement démunis. Pendant cette période, l’AFS a adapté son action à cette situation :
 
 

- Envoi sur place d’équipes médicales qui se relaient pour soigner et former.

- Envoi de matériel pour l’hôpital, de médicaments, de suppléments alimentaires, de vêtements, de matériel pour les écoles : près de 8 millions de francs

 

- Soutien moral par la mise en place de centaines de parrainages qui consistent à établir une relation personnelle entre une famille de Sokh-Sann et une famille française.

L’AFS, en maintenant une fenêtre ouverte sur le monde, a été un petit plus qui a permis à ces familles de survivre dans des conditions humaines un peu plus acceptables.

Cette action de l’AFS
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Depuis 1992, actions au Cambodge  

En 1992, tous les réfugiés des camps de Thaïlande retournent au Cambodge. Ils trouvent, à cause d’une guerre civile qui a duré 20 ans, un pays ruiné, désorganisé, miné. La misère est partout, à la ville comme à la campagne.

L’AFS adapte son action à cette nouvelle situation et définit de nouveaux objectifs :

- Écouter les Cambodgiens et particulièrement les plus démunis,

 

- Rester proches d’eux et chercher avec eux des solutions à leurs problèmes,

- Les aider matériellement et moralement à reprendre confiance en eux et à se prendre en charge en évitant l’assistanat.
 
Beaucoup de réfugiés de Sokh-Sann vivant dans la région de Battambang, l’AFS décide d’y installer son siège en février 1994. Une équipe khmère bien structurée d’une dizaine de personnes est mise en place par Marie Claudine et Jean Lecointre.
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